Le sport un enjeu majeur de la santé mentale : Une libération ou une prison ?

Une Histoire en constante évolution

À l’époque antique, le sport revêtait d’une importance profonde, transcendant les simples activités physiques pour devenir un des piliers fondamental de la société. Intrinsèquement, il était lié à des aspects culturels, sociaux, religieux et politiques. Considéré comme essentiel pour former des individus forts, disciplinés et endurants prenant néanmoins une exclusivité masculine. En parallèle, les compétitions sportives étaient des occasions de célébration communautaire également associées à des rituels religieux, soulignant la connexion entre le corps, l’esprit et le divin.

Ainsi, à travers ses diverses dimensions, le sport occupait une place centrale dans la vie et la culture de l’Antiquité, reflétant les valeurs, les croyances et les aspirations de ces civilisations anciennes. Permettant aux plus grands athlètes de porter l’honneur et la fierté de la victoire.

Au fil du temps, le sport a commencé à se structurer davantage, avec l’émergence de règles formelles, d’organisations et de compétitions organisées. La révolution industrielle a elle aussi joué un rôle majeur dans cette évolution, en fournissant les moyens de communication de masse et les infrastructures nécessaires à l’organisation d’événements sportifs à grande échelle. De nos jours, le sport occupe une place prépondérante dans la société contemporaine, avec des millions de personnes pratiquant une grande variété de disciplines à travers le monde. Les avancées technologiques et les médias sociaux ont également transformé la manière dont le sport est pratiqué, consommé et commercialisé.

Vers une prise en compte du corps affilié à l’esprit

Majoritairement ignoré au début, la santé mentale dans la pratique sportive a commencé à attirer sérieusement l’attention dans les années 1960 et 1970.

Au fil du temps, des incidents, des études et des recherches ont mis en évidence l’impact significatif de la santé mentale sur les performances sportives et le bien-être des athlètes. Par conséquent, les organisations sportives, les entraîneurs et les praticiens ont commencé à développer des programmes pour soutenir la santé mentale des sportifs, à la fois sur et en dehors du terrain. Depuis lors, la recherche dans ce domaine n’a cessé de croître, apportant de nouvelles connaissances sur les mécanismes biologiques et psychologiques sous-jacents à ces effets bénéfiques. Aujourd’hui, encore de nombreux progrès restent à faire quand à cette acceptation qu’un corps sain n’existe pas sans un esprit sain.

Le sport comme Libération

Cependant, les preuves scientifiques solides ont commencé à émerger plus récemment démontrant de manière convaincante les effets positifs de l’exercice physique sur divers aspects de la santé mentale.

D’un point de vue psychologique ou encore physique, la pratique d’une activité sportive déclenche la libération d’hormones telles que l’endorphine, la dopamine et l’adrénaline. Ces substances contribuent à la réduction du stress en favorisant une sensation de bien-être, à l’amélioration de la qualité du sommeil en régulant le cycle circadien, à la diminution des douleurs en agissant comme des analgésiques naturels, et agissent également comme un antidépresseur en stimulant les sentiments de bonheur et de satisfaction.

Ainsi, le sport devient avant tout une source de plaisir et de bienfaits apportant une échappatoire en occupant l’esprit durant la pratique et en le régulant par la suite.

En résumé, le sport offre un éventail d’avantages physiques, mentaux et émotionnels qui peuvent contribuer à une sensation globale de libération et de bien-être. Le sport peut jouer un rôle essentiel dans la quête de liberté et d’équilibre dans la vie quotidienne.

Le sport comme une prison

A contrario, une pratique excessive ou mal encadrée peut générer de larges complications.

Sur un plan physique des blessures peuvent vites apparaitre, plus ou moins grave celles-ci peuvent impacter lourdement la santé mentale du pratiquant professionnel ou amateur lui faisant remettre en cause ses capacités et ainsi sa confiance en soi qui reflète d’un pilier primordial dans le bien-être mental.

Un jugement ou bien une volonté d’image peut aussi mettre à mal la santé mentale des sportifs, peur de commencer à cause du jugement des autres ou juger parce qu’on ne pratique pas, ces divergence d’esprit peuvent devenir la cause de ces principaux soucis.

              En ce qui concerne le haut niveau, des contraintes bien importantes avec des responsabilités et attentes trop grandes à endosser,  peuvent vite vous enfermer dans un tourment d’esprit. En 2009, une étude a démontré que  25,5% des sportifs, contre 15% de la population générale, présentaient des troubles alimentaires (Grenela, Petrie, Carter et Reel). Aujourd’hui, il existe même une forme d’anorexie propre au domaine sportif : l’anorexie athlétique.

L’équilibre et la modération

Selon Platon « Sans l’ordre de l’esprit, le corps n’est plus qu’un désordre ». Il est donc primordial aujourd’hui de tenir compte de l’importance d’un maintient d’équilibre entre le corps et l’esprit pour atteindre le bien-être total. Comme tout, le sport est un très bon parti, même conseillé, tant que celui-ci ne rentre pas dans l’excès.

Annexes :

https://www.sports.gouv.fr/les-bienfaits-du-sport-25
https://www.cairn.info/10-cas-pratiques-en-psychologie-du-sport–9782100798797-page-31.htm


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