Les médias sociaux comme moyen de dénonciation et de lutte contre les VSS.

1) Les médias sociaux comme plateforme de dénonciation des VSS

Les médias sociaux sont devenus un espace puissant permettant aux victimes de Violences Sexuelles et Sexistes de se faire entendre en brisant le silence imposé par la société jusque là, en grande partie grâce à des hashtags et différentes campagnes de sensibilisation.

On retrouve par exemple le mouvement de sensibilisation très connu grâce au #MeToo, né en 2006 qui a pris une ampleur mondiale après 2017, où des milliers de femmes ont utilisé ce hashtag afin de dénoncer les VSS des différentes industries y compris l’industrie du sport. De nombreuses athlètes de renommée mondiale comme la gymnaste américaine Simone Biles ont utilisé les médias sociaux afin de partager leurs expériences concernant les VSS qu’elles ont pu subir lors de leur carrière.

https://metoomvmt.org/

Ce phénomène a ainsi permit à de nombreuses autres athlètes de se manifester et de se libérer sur des plateformes comme Instagram, Twitter, Facebook.

#MeTooSport est un mouvement en ligne lancé en 2018, qui a permis à de nombreuses sportives de dénoncer publiquement les violences sexuelles et sexistes dont elles étaient victimes. L’objectif de ce mouvement est de créer un espace sûr pour les athlètes et de les aider à briser le silence. Plusieurs sportives ont partagé leurs témoignages, expliquant comment les abus ont eu lieu sous l’autorité d’entraîneurs ou de médecins sportifs.

2) Les sportives utilisant leurs réseaux sociaux afin de dénoncer ces VSS

Le phénomène de héros sportif et donc de popularité sur les réseaux favorise l’utilisation de ceux-ci par certaines athlètes afin de lutter directement contre les VSS, en voici deux exemples.

Simone Biles, l’une des plus grandes athlètes de gymnastique, a utilisé ses réseaux sociaux pour dénoncer le médecin de l’équipe nationale américaine, Larry Nassar, et pour soutenir les autres victimes. Elle a aussi exprimé son soutien aux victimes et a exhorté les autres sportives à ne pas avoir honte de parler. Biles est l’un des exemples les plus emblématiques d’une athlète qui a utilisé sa voix pour attirer l’attention sur des abus systématiques dans le sport.

Simone Biles

Megan Rapinoe, capitaine de l’équipe nationale féminine de football des États-Unis, est une militante active contre les inégalités de genre et la violence sexuelle. Sur ses réseaux sociaux, elle n’hésite pas à dénoncer les violences sexistes et à appeler à des actions concrètes pour mettre fin à ces abus. Rapinoe a également été très impliquée dans les campagnes pour l’égalité salariale dans le football, ce qui est lié à des questions plus larges de sexisme dans le sport.

https://www.lefigaro.fr/sports/football/racisme-egalite-salariale-lgbt-megan-rapinoe-ca-aura-ete-bien-plus-que-du-football-20231110

Megan Rapinoe

4) L’impact des dénonciations sur la réforme des structures sportives

Les témoignages partagés sur les réseaux sociaux ont eu un impact direct sur les politiques des institutions sportives, en particulier les grandes fédérations internationales, qui ont été contraintes d’agir après l’énormité des dénonciations publiques. Ces actions ont mené à des réformes dans la manière dont les sports gèrent les abus sexuels et sexistes.

En effet, on retrouve, notamment après l’affaire Larry Nassar et les dénonciations largement relayées sur les réseaux sociaux, que la Fédération américaine de gymnastique a mis en place de nouvelles politiques de protection des athlètes, notamment en créant des mécanismes plus transparents pour signaler les abus.

La FIFA, après plusieurs accusations de violence sexuelle au sein de certaines fédérations nationales, a lancé une initiative pour intégrer des protocoles de sécurité et de protection des joueurs, en réponse à la pression exercée par les réseaux sociaux et les campagnes de dénonciation.

Gianni Infantino, président de la FIFA

5) L’éducation et la sensibilisation via les vidéos et les témoignages

De nombreuses athlètes et victimes ont créé des vidéos pour partager leurs histoires et encourager les autres à s’exprimer. Ces témoignages ont été essentiels pour faire comprendre la réalité des violences sexistes et sexuelles et ont souvent été repris par d’autres médias.

Des plateformes comme YouTube ont permis aux victimes de publier des vidéos de témoignages, de manière plus personnelle et authentique, touchant ainsi un public plus large.

Conclusion

Les médias sociaux ont radicalement transformé la manière dont les violences sexistes et sexuelles sont abordées dans le sport. Grâce à des hashtags, des témoignages personnels, et des campagnes de sensibilisation, les athlètes et les victimes ont gagné en visibilité et ont pu exercer une pression sur les institutions sportives pour qu’elles prennent des mesures concrètes. Ces plateformes continuent de jouer un rôle déterminant dans la lutte contre les abus, mis ce ne sont pas les seules.

En effet, des évènements ont lieu le mercredi 2 avril 2025 sur le campus de l’UGA, il s’agit d’un ciné débat concernant les VSS dans le sport mais aussi une conférence le jeudi 3 avril 2025 sur ces VSS dans le milieu du sport : SafePlay

https://strategiedigitalesport.com/agir-contre-linvisible-cine-debat/

Annexes

Ciné débat – 2 avril 2025
SafePlay – 3 avril 2025


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