Sécurité à la FIS : l’airbag rentre en piste

Par Ulysse Moreau

La FIS au service de la sécurité des compétiteur ?

Les progrès technologiques continuent de révolutionner le domaine sportif, que ce soit pour optimiser les performances, faciliter l’accès ou garantir la sécurité des sportifs. Certaines de ces innovations se démarquent par leur effet direct sur la sauvegarde des athlètes dans les sports les plus rigoureux. Dans les disciplines à risque élevé, telles que le ski alpin, l’amélioration constante des équipements de sécurité est primordiale. C’est dans ce cadre que la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) a récemment mis en place une nouvelle règle destinée à renforcer la protection des skieurs : l’exigence du port du gilet airbag lors de certaines compétitions de ski alpin. La FIS justifie cette mesure par une volonté affirmée de préserver la sécurité des athlètes : « La sécurité des skieurs est notre priorité absolue et n’est pas négociable. Nous adoptons toutes les mesures nécessaires pour les maintenir en bonne santé. » L’objectif principal est de minimiser le nombre de blessures graves en compétition, une préoccupation majeure dans un sport où les chutes à grande vitesse peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Une technologie de pointe

En marge de la Coupe du monde de ski 2024-2025, la FIS a décidé de rendre obligatoire cet équipement qui repose sur une technologie de pointe. Ce gilet fonctionne grâce à des algorithmes prédictifs embarqués capables de détecter une chute et d’activer un airbag en moins d’un dixième de seconde avant l’impact au sol.

Lorsque l’airbag est activé, il défend des régions cruciales comme le dos, le thorax, la colonne vertébrale et les hanches, diminuant de ce fait la probabilité de blessures sévères au tronc supérieur. En conjonction avec le casque, il forme une véritable défense pour les sportifs qui se lancent à toute allure sur des parcours particulièrement rigoureux.

Une technologie qui ne fait pas l’unanimité

Cependant, malgré cette nouvelle réglementation, la FIS a accordé 38 exemptions pour cette saison, permettant à certains athlètes de concourir sans cet équipement. Ces exceptions sont soumises à des critères spécifiques, tels que des contraintes médicales, techniques ou physiologiques. L’instance mondiale du ski précise également qu’elle reste ouverte à de nouvelles demandes de la part des fédérations nationales tout au long de la saison 2024-2025, afin d’assurer une certaine équité entre les compétiteurs.

Une évolution dans son temps ?

Cette avancée démontre idéalement comment la technologie intervient en tant que facteur crucial pour renforcer la sécurité des athlètes de haut niveau. Elle trouverait parfaitement sa place lors d’un événement consacré aux nouvelles technologies sportives, tel que notre salon de présentation. La présentation de ces dispositifs contribuerait à éveiller l’attention du grand public et des professionnels sur l’importance des progrès technologiques dans le domaine de la protection des sportifs. Par ailleurs, cela mettrait en évidence la possibilité d’adopter ces dispositifs dans d’autres disciplines sportives soumises aux dangers de chutes et de blessures, contribuant ainsi à améliorer la sécurité du sport pour tous.


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